• Cette semaine, je finis le récit de mes vacances.

    Jusqu'à jeudi, vous pourrez découvrir la Cité royale de Loches.

     

     

    Bâtie sur un éperon rocheux et ceinturée par une enceinte de deux kilomètres, la Cité royale de Loches est structurée à ses extrémités par deux monuments majeurs : le donjon et le logis royal qui se caractérisent par différentes phases de construction s'échelonnant sur 5 siècles ( du XIème au XVIème siècle ).

     

    La Porte Royale construite au XIIIème siècle et reprise au XVème siècle.

     

    La cité royale de Loches ( 1 )

    La cité royale de Loches ( 1 )

     

    Quelques puits.

     

    La cité royale de Loches ( 1 )

    La cité royale de Loches ( 1 )

    La cité royale de Loches ( 1 )

     

    Le donjon.

    La Cité royale est défendue au sud par un donjon monumental érigé par le comte d'Anjou Foulques III Nerra entre 1013 et 1035. Ce dojon, qui connait plusieurs sièges au cours des luttes territoriales entre Capétiens et Plantagenêt ( XIIéme-XIIIème siècles ) est doté au fil des siècles de nouveaux éléments architecturaux.

    Le site du donjon, château comtal au XIème siècle puis forteresse royale, devient prison d'Etat ( XVème-XVIIIème siècles ) où sont enfermés des prisonniers politiques de haut rang : Jean d'Alençon, Philippe de Commynes, Ludovico Sforza, Jean de Poitiers. Il est ensuite aménagé en maison d'arrêt départementale à l'époque contemporaine ( XIXème-XXème siècles ).

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     

    Tour-maîtresse haute de 36 mètres, il n'en reste plus que l'ossature de pierre. 

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    On aperçoit trois cheminées superposées. 

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    Cage de fer de 2 mètres de hauteur sur 2 mètres de longueur, reconstruite en 1995, où a été enfermé le cardinal Balue pendant trois ans. Louis XI lui rendra la liberté en 1480.

     

    Pavillon d'entrée.

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     

    Rempart Plantagenêt.

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     Tour à bec.

     

    Salle des graffitis dans la tour Louis XI construite au XVème siècle.

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     

    La tour du Martelet bâtie au XVème siècle sous le règne de Louis X, destinée à servir de prison.

     

    La Cité royale de Loches ( 1 )

     Graffiti nombreux et variés.

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    Cachot du duc de Milan, Luduvico Sforza emprisonné de 1504 à 1508. Il meurt à Loches peu après sa libération.

    La Cité royale de Loches ( 1 )

    Souterrains.

     

    Demain, le logis royal ...


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  • Je vous emmène aujourd'hui à Bourges, préfecture du Cher, capitale historique du Berry, pour y découvrir un palais du XVème siècle. 

    Né à Bourges vers 1400, fils d'un marchand, Jacques Coeur connait une ascension sociale fulgurante. Anobli en 1441 par le roi Charles VII, il est à la tête d'un négoce prospère en Méditerrannée, lorsqu'il entreprend la construction de sa " grand Maison " sur l'ancien rempart gallo-romain.

    Achevée vers 1450, son architecture échappe à toutes les classifications, tenant à la fois du logis seigneurial et de l'hôtel urbain.

     

    Le palais Jacques Coeur

    Façade ouest.

    Le palais Jacques Coeur

     

    La façade principale, de style gothique flamboyant, déploie un décor emblématique exceptionnel.

     

    Le palais Jacques Coeur

     La partie centrale entre les deux portes recevait autrefois une statue équestre de Charles VII martelée à la Révolution.

     

    Le palais Jacques Coeur

     

    Le palais Jacques Coeur

    Tympan de la poterne latérale refait par le sculpteur Caudren au XIXème siècle.

     

    Le palais Jacques Coeur

    Porte de service ornée de deux très beaux culs-de-lampe.

     

    Le palais Jacques Coeur

     

    Le palais Jacques Coeur

    Le palais Jacques Coeur

    Jacques Coeur et son épouse, Macée de Léodepart, fille du prévôt de Bourges.

     

    Le palais Jacques Coeur

    Face au palais, statue de Jacques Coeur par Auguste Préault mise en place en 1879.


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  • La chapelle Saint-Calais.

     

    Dédiée à l'ermite saint Calais, cette chapelle consacrée en 1508 était le lieu de culte privé de Louis XII et d'Anne de Bretagne.

    La nef a été démolie en 1635 pour la construction de l'aile Gaston d'Orléans.

     

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

     

    Les décors muraux et les carrelages ont été refaits en 1869.

    Les vitraux signés Max Ingrand ont remplacé en 1957 ceux détruits par les bombardements de 1944.

     

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

     

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

     

    La Tour du Foix.

     

    Vestige de la forteresse rebâtie au début du XIIIème siècle par les comtes de Blois, la Tour de Foix défendait à la fois l'angle sud ouest du château et une porte de l'enceinte urbaine.

    A partir du XVIème siècle, elle perd son rôle militaire et abrite les archives de la Chambre des comptes. Vers 1640, Gaston d'Orléans fait aménager un observatoire astronomique dans le pavillon de briques qui en occupe le sommet. Au XIXème siècle, la caserne installée dans le château y entrepose les poudres de la garnison.

     

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

     

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

    Le château royal de Blois ( 4 )

     

    J'ai terminé le récit de mes vacances dans le Val de Loire du mois dernier.

    Je devrai y retourner au mois d'août pour continuer ma visite des châteaux.

    A suivre ...


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  • A partir du XVème siècle, le château n'est plus une résidence royale. Gaston d'Orléans, exilé à Blois par son frère Louis XIII en 1635, reconstruit une partie du château. Ses travaux restent inachevés faute d'argent. Après sa mort en 1660, le château est abandonné par la Cour et découpé en appartements pour d'anciens serviteurs du roi.

     

    Le cabinet neuf date du XVIIème et se distingue par ses boiseries grises et son plafond à caissons.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Horlogerie blésoise.

     

    La salle néo-renaissance.

    Une partie de l'art du XIXème siècle puise son inspiration dans la Renaissance.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Achille Fould, ministre des finances

    l'Abbé Grégoire

    Emile Brunet, architecte des monuments historiques.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Cabinet de travail d'architecte.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Salon aristrocratique.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Salon bourgeois.

     

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

    Le château de Blois ( 3 )

     

    Demain, nous terminerons notre visite du château par la chapelle Saint-Calais et la Tour Du Foix.

     

     


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  • Les appartements royaux.

     

    Les appartements occupés par François Ier, Catherine de Médicis, François II et Marie Stuart, Henri III puis Gaston d'Orléans.

     

    La salle du Roi.

    Appelée aussi " grande salle ", c'est la pièce la plus publique des appartements royaux à la Renaissance. Ouverte à tous, elle a de multiples usages : lieu de repas, de réception ou d'audience pour le souverain. C'est un lieu d'ostentation du pouvoir : emblèmes royaux, tapisseries, meubles sculptés et pièces d'orfèvrerie manifestent la puissance du souverain et la richesse du royaume.

    Pour plus de visibilité, agrandir le diaporama.

     

     

    La salle des Valois.

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    Les appartements de la Reine.

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    Les appartements au temps du règne d'Henri III.

     

    Un peu d'histoire.

    Henri III exalte son autorité par une stricte codification des usages de la Cour. Il règlemente l'accès à sa personne et rejette la familiarité qui existait auparavant entre les rois et la noblesse, ce qui le conduit à une certaine impopularité.

    Nous sommes en pleine Guerre de Religion. Henri de Guise, chef de Ligue ultra-catholique, encourage à Paris la révoltes des barricades en mai 1588. Le roi Henri III doit fuir la capitale, il se réfugie à Blois où il convoque les Etats généraux. Les 500 députés présents sont presque tous acquis aux Guise. Sentant son pouvoir menacé, le Roi décide de faire exécuter son rival dans ses propres appartements. Le 23 décembre 1588, Henri de Guise est convoqué à un conseil matinal, il est alors assailli par les gardes du corps gascons du Roi - les Quarante-cinq - postés dans la chambre du Roi. D'une force peu commune, le duc de Guise résiste puis s'écroule près du lit. Le lendemain, son frère, le cardinal de Lorraine, est assassiné à son tour. Leurs corps auraient été brûlés et leurs cendres jetées dans la Loire.

     

    La chambre du Roi.

     

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Les trois Guise.

    Portraits des trois fils du duc François de Guise animant la Ligue ultra-catholique opposée à toute politique de tolérance envers les protestants :

    au centre Henri de Lorraine, dit le Balafré, duc de Guise ( 1550-1588 )

    à gauche son frère Charles duc de Mayenne ( 1554-1611 )

    à droite Louis cardinal de Lorraine ( 1555-1588 ).

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Armoire-cabinet, réplique du cabinet Gauthier d'Ancier Besançon 1581.

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Dressoir en forme de cabinet-miroir.

     

    Le cabinet de l'étiquette.

    L'étiquette est l'ensemble des règles qui organisent la vie de la famille royale, des courtisans et du personnel qui les entoure.

    En 1585, Henri III promulgue l'édit qui fixe " l'ordre que le roi veut être tenu en sa cour tant au département des heures que de la façon dont il veut être honoré et servi". Il crée alors la charge de grand maître des cérémonies qu'il confie à Guillaume Pot de Rhodes. Ce dernier est l'instigateur des règles qui vont former l'étiquette de la cour.

     

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

     

    La salle du conseil.

     

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

    Le château royal de Blois ( 2 )

     

    Suite de la visite de l'intérieur du château demain.


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