• Le blé, symbole de bonheur

     

    Le blé est une céréale sacrée, symbole de bonheur et de prospérité qui conjure le mauvais sort. Il symbolise la fécondité de la terre et la fertilité de l'âme ouverte à la lumière.

    Cette superstition remonterait au temps de la Rome Antique durant lequel le blé était lancé sur les jeunes mariés afin d'assurer une belle et grande descendance.

    L'épi de blé était un emblème d'Osiris, symbole de sa mort et de sa résurrection.

    En Egypte, on enterrait les pharaons avec du blé.

    Au Moyen-Age, une bonne récolte de blé était considérée comme un présage d'amour et de mariage heureux.

    ...

    En 2013, Véro va cueillir du bonheur.

     

    Le blé, symbole de bonheur

     

    Ce brin de bonheur a trouvé sa place sur une de mes étagères. Merci, ma Véro.

     

    Le blé, symbole de bonheur

     


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  • Hier, je vous ai fait découvrir la chapelle Bonne Nouvelle.

     

    La légende de la chapelle Bonne Nouvelle

     

    Voici sa légende.

     

    Pendant un séjour dans le royaume qu'il avait conquis en Angleterre, Guillaume laissa son duché à la garde de son épouse Mathilde secondée par un homme de confiance, Grimoult. A son retour, convaincu de leur trahison, Guillaume s'en prend à Mathilde qu'il punit durement et injustement. Mais après avoir découvert la félonie de Grimoult, Guillaume fou de rage, se lance à la poursuite du traître qui s'est déjà enfui. Cette chevauchée formidable et fantastique laisse des traces sur son passage, encore visibles aujourd'hui de Caen à Montchauvet !

    Ainsi, les poursuivants arrivent-ils dans un galop d'enfer à Esson. Ils interrogent un berger qui leur indique en tremblant la direction prise par le fuyard. " Bonne Nouvelle ! " s'écrie Guillaume qui reprend sa chasse implacable avec une ardeur renouvelée. Quelques lieues plus loin, Grimoult, traqué et forcé comme un cerf, sera capturé puis atrocement supplicié sur place : après quelques tortures apéritives, il sera écorché vif et son corps nu sera offert en pâture aux corbeaux. Et on dit que Guillaume, ultime vengeance, tanna la peau du malheureux en la plaçant sous la selle de son cheval pour son retour à Caen.

     


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  • Le Pont Du Diable.

     

    Légendes languedociennes


    Alors que les moines de Gellone et d'Aniane ne ménageaient pas leurs efforts pour la construction du Pont traversant l'Hérault au débouché des gorges sur la plaine, on constatait chaque matin en abordant les lieux, que les travaux réalisés la veille étaient systématiquement détruits. Les deux congrégations monastiques comprirent très vite que leur projet subissait des entreprises de sabotage nocturne et en appellèrent à la protection de leur Saint Patron Guilhem qui un soir décida de se rendre seul sur les lieux pour y interpeller les éventuels malfaiteurs. Après quelques heures, posté à attendre, Guilhem constata que le Diable déguisé dans un costume de bouc noir fracassait les travaux du pont. Guilhem l'interpella alors :

    " Satan, je t'ai reconnu dans ton ridicule apparat. Pourquoi dévastes-tu ainsi l'ouvrage de mes frères ?

    - C'est que je n'ai que faire des entreprises de tes chiens de serviteurs sur terre.

    - Satan, plutôt que de nous affronter ici, essayons de régler notre contentieux intelligemment.

    - Pour une fois, je suis d'accord avec toi Guilhem ! Alors écoute-moi bien. Je te propose de construire un pont le plus solide qui soit en trois jours. En échange, tu t'engages à me livrer l'âme d'un de tes chiens de serviteurs. Celle du premier qui traversera le pont sera pour moi et je l'emmènerai avec moi au fond de l'abîme des enfers.

    Sans répondre aux provocations du Diable et avec la plus sereine des assurances, Guilhem lui rétorqua :

    - L'âme d'un de mes chiens de serviteurs ! Tu ne saurais mieux dire, Satan ! Retrouvons-nous en ces lieux dans trois jours et trois nuits losque tu seras exécuté ".

    Chose promise, chose due, les Bénédictins baptisèrent un chien qu'ils engagèrent sur l'ouvrage traînant une casserole infernale !!! Fou de rage, le Diable essaya par tous les moyens de détruire le pont. En vain. Dépité, le Diable n'eut d'autre issue que celle de se jeter par dessus le Pont qui, depuis, porte son nom !

    Durant de très nombreuses années, pélerins et voyageurs traversant le pont se munissaient de pierres qu'ils jetaient dans le gouffre afin que le Diable y demeure.

    Parfois, en période de crue, la colère du Diable se manifeste par des hurlements surgissant du fond du gouffre.


    Le château du Géant.

     

    Légendes languedociennes

     

    Un géant sanguinaire vivait sur les hauteurs de Saint Guilhem dans un château. Il avait comme seule compagne une pie malicieuse qui aimait lui jouer des tours. Lorsqu'un individu venait défier le Géant, la pie le prévenait mais parfois, ce n'était pas vrai.

    Jusqu'au jour où Guilhem alla défier le Géant. La pie le prévint mais celui-ci ne l'écouta pas. Il fut surpris par Guilhem qui le combattit et le fit tomber du haut de son château.

    Le Géant est mort et les pies ne vivent pas plus de trois jours au village.

     


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  • La légende de Saint-Cyrice

     

    Une nuit qu'il s'était attardé plus que de coutume, un nommé Palet du hameau des Fabreguettes, conduisait sa mule chargée d'un lourd sac de châtaignes sur le sentier qui passe par la chapelle Saint-Cyrice.

    Alors qu'il se trouve à sa hauteur, voilà que le sac glisse sous le ventre de la bête. Grand embarras du conducteur, incapable de remettre la charge à sa place ... et de la bête qui ne peut la traîner ainsi posée. Pendant qu'il réfléchit, il entend un chant sortir de l'église. C'était un " Gloria in excelsis ". Qui est là à cette heure se demande-t-il. Malgré son étonnement et son émotion, Palet se décide à entrer dans l'église.

    Le choeur est éclairé par un éblouissant luminaire. L'assistance dans la nef est si serrée que tout le monde se tient debout.


    La légende de Saint-Cyrice


    Au bout d'un moment, Palet avise un gros gaillard aux larges épaules qui se trouve devant lui, lui tape sur le dos et le prie de venir l'aider à recharger sa mule. Mais sous sa main, ce dos et ces épaules lui semblent vides de chair et d'os, comme s'il n'avait touché que de l'air. L'homme le suit pourtant sans rien dire. Pallet s'arc-boute et crie à son compagnon " Anem ! butaz " ( Allons ! Poussez ! ) Il entend alors une grosse voix caverneuse lui répondre " E buta, tu, que as de carn d d'osses ! " ( Et  pousse, toi qui es de chair et d'os ! ) En même temps, un soufflet retentissant lui tombe sur la figure tandis que l'homme disparaît.

    Sa force centuplée par la peur, Palet remet vite le sac en place et tout tremblant, près de s'évanouir, il rentre chez lui et raconte l'histoire.

    Depuis ce jour, il ne passe jamais devant la chaépelle sans éprouver un petit frisson et rentre chez lui bien avant la nuit.


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  • Etienne de Bourbon, inquisiteur dominicain du XIIIème siècle, prêchant dans le diocèse de Belley, se promena un jour dans une  forêt dont les arbres avaient séché sur pied et dont l'étang était à sec. Il s'en étonna et s'informa auprès des habitants du pays pour savoir ce qui s'était passé. Il apprit qu'un chevalier avait enlevé le bienfait de cette forêt et de cet étang à un couvent voisin, les moines ayant reçu cette libéralité de ses ancêtres. Le prieur, ne pouvant reprendre son bien ni par la force ni par les moyens de justice, s'était rendu sur les lieux et s'était adressé ainsi à la forêt et à l'étang :

     

    Forêt de Rothonne

    Forêt de Rothonne.


    " Au nom des droits que j'ai sur vous, je vous anathématise et vous défends de produire désormais quoi que ce soit dont puissent user ceux qui nous ont injustement dépouillés ".

     

    Forêt d'ArbignieuForêt d'Arbignieu.


    Depuis ce jour, la forêt n'avait plus donné de bois ou de glands, et l'étang n'avait plus nourri de poissons.

     

    Source : " Les mystères de l'Ain ", Alain Lequien.


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