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    Je n'ai pas pu acheter le Charlie Hebdo. Et vous ?

    Bon, je ne désespère pas.


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  • Pour tous les amoureux de la campagne et de nos beaux paysages.

      

     

    Si tu es né dans une cité HLM

    Je te dédicace ce poème

    En espérant qu'au fond de tes yeux ternes

    Tu puisses y voir un petit brin d'herbe.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Eh, les mans, faut faire la part des choses

    Il est grand temps de faire une pause

    De troquer cette vie morose

    Contre le parfum d'une rose.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Pas de boulot, pas de diplôme

    Partout la même odeur de zone

    Plus rien n'agite tes neurones

    Pas même le shit que tu mets dans tes cônes.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Va voir ailleurs, plus rien ne te retient

    Va vite faire quelque chose de tes mains

    Ne te retourne pas si tu n'as rien.

    Et sois le premier à chanter ce refrain.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Assieds-toi près d'une rivière

    Ecoute le coulis de l'eau sur la terre

    Dis toi qu'au bout, hé ! il y a la mer

    Et que ça, ça n'a rien d'éphémère.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Tu comprendras alors que tu n'es rien

    Comme celui avant toi, comme celui qui vient

    Que le liquide qui coule dans tes mains

    Te servira à vivre jusqu'à demain matin.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

     

    L'hymne de nos campagnes

      

    Assieds toi près d'un vieux chêne

    Et compare le à la race humaine

    L'oxygène et l'ombre qu'il t'amène

    Mérite-t-il les coups de hache qui le saignent ?

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Lève la tête, regarde ses feuilles

    Tu verras peut-être un écureuil

    Qui te regarde de tout son orgueil

    Sa maison est là, tu es sur le seuil ...

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    Peut-être que je parle pour ne rien dire

    Que quand tu m'écoutes tu as envie de rire

    Mais si le béton est ton avenir

    Dis toi que c'est la forêt qui fait que tu respires.

     

    L'hymne de nos campagnes

      

    J'aimerais pour tous les animaux

    Que tu captes le message de mes mots

    Car un lopin de terre, une tige de roseau

    Servira la croissance de tes marmots

    Servira la croissance de tes marmots.

     

    L'hymne de nos campagnes

     

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

      

    L'hymne de nos campagnes

      

    C'est l'hymne de nos campagnes

    De nos rivières, de nos montagnes

    De la vie man, du monde animal

    Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

     

    L'hymne de nos campagnes

      


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  • Petites pensées sur le bonheur

     

    Petites pensées sur le bonheur

     

    Petites pensées sur le bonheur

     

    Petites pensées sur le bonheur

     

    Et pour vous, qu'est-ce que le bonheur ?


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    Pour mes amis.

     

    Ca ne prévient pas, ça arrive

    Ca vient de loin

    Ca s'est traîné de rive en rive

    La gueule en coin

    Et puis un matin, au réveil

    C'est presque rien

    Mais c'est là, ça vous ensommeille

    Au creux des reins.

     

    Le mal de vivre

    Le mal de vivre

    Que l'on doit vivre

    Vaille que vivre.

     

    Le mal de vivre

     

    On peut le mettre en bandoulière

    Ou comme un bijou à la main

    Comme une fleur en boutonnière

    Ou juste à la pointe du sein

    C'est pas forcément la misère

    C'est pas Valmy, c'est pas Verdun

    Mais c'est des larmes aux paupières

    Au jour qui meurt, au jour qui vient.

     

    Le mal de vivre

    Le mal de vivre

    Que l'on doit vivre

    Vaille que vivre.

     

    Le mal de vivre

     

    Qu'on soit de Rome ou d'Amérique

    Qu'on soit de Londres ou de Pékin

    Qu'on soit d'Egypte ou bien d'Afrique

    Ou de la porte Saint-Martin

    On fait tous la même prière

    On fait tous le même chemin

    Qu'il est long quand on doit le faire

    Avec son mal au creux des reins.

      

    Le mal de vivre

     

    Ils ont beau vouloir nous comprendre

    Ceux qui nous viennent les mains nues

    Nous ne voulons plus les entendre

    On ne peut pas, on n'en peut plus

    Et tous seuls dans le silence

    D'une nuit qui n'en finit plus

    Voilà que soudain on y pense

    A ceux qui n'en sont pas revenus.

     

    Du mal de vivre

    Leur mal de vivre

    Qu'ils devaient vivre

    Vaille que vivre.

     

    Le mal de vivre

     

    Et sans prévenir, ça arrive

    Ca vient de loin

    Ca s'est promené de rive en rive

    Le rire en coin

    Et puis un matin, au réveil

    C'est presque rien

    Mais c'est là, ça vous émerveille

    Au creux des reins.

     

    Le mal de vivre

     

    La joie de vivre

    La joie de vivre

    Oh, viens la vivre

    Ta joie de vivre.

     

    Le mal de vivre

      

    Barbara. 1964.

     

    Cette chanson plus optimiste qu'il n'y paraît, je l'ai écoutée en boucle il y a quelques mois. Elle me fait, encore aujourd'hui, monter les larmes aux yeux ( comme beaucoup de chansons de Barbara par ailleurs ).

    Je la dédicace à vous tous qui, parfois, avez le mal de vivre. Même au plus profond de la souffrance, il faut garder l'espoir, la joie de vivre peut revenir. Avoir eu le mal de vivre rend souvent la joie de vivre plus forte.

    Je finirai par une très belle citation de William Shakespeare.

    " Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur ".

     

    Vous avez aimé mon article ? Venez découvrir

    Traces de vie, l'enfance

     


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    C'est le silence

    Qui se remarque le plus

    Les volets roulants tous descendus

    De l'herbe ancienne  

    Dans les bacs à fleurs

    Sur les balcons

    On doit être hors-saison.

      

    Hors saison

     

     

    La mer quand même

    Dans ses rouleaux continue

    Son même thème

    Sa chanson vide et têtue

    Pour quelques ombres perdues

    Sous des capuchons

    On doit être hors-saison.

     

     

    Hors saison

     

     

    Le vent transperce

    Ces trop longues avenues

    Quelqu'un cherche une adresse inconnue

    Et le courrier déborde

    Au seuil des pavillons

    On doit être hors-saison.

     

     

    Hors saison

     

     

    Une ville se fâne

    Dans les brouillards salés

    La colère océane est trop près

    Les tourments la condamnent

    Aux écrans de fumée

    Personne ne s'éloigne du quai.

     

     

    Hors saison

     

     

    On pourrait tout prendre

    Les murs, les jardins, les rues

    On pourrait mettre

    Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus

    Ou bien peut-être un jour

    Les gens reviendront

    On doit être hors-saison.

     

     

    Hors saison

     

     

    La mer quand même

    Dans ses rouleaux continue

    Son même thème

    Sa chanson vide " où es-tu ? "

    Tout mon courrier déborde

    Au seuil de ton pavillon

    On doit être hors-saison.

     

     

    Hors saison

     

     

    Une ville se fâne

    Dans les brouillards salés

    La colère océane est trop près

    Les tourments la condamnent

    Aux écrans de fumée

    Personne ne s'éloigne du quai.

     

     

    Hors saison

     

     

    Francis Cabrel. 1999.

     


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