• 100 6621 

    Forêt silencieuse, aimable solitude,
    Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré !
    Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
    J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude !

     

    100 6622
    Prestiges de mon coeur ! je crois voir s'exhaler
    Des arbres, des gazons une douce tristesse :
    Cette onde que j'entends murmure avec mollesse,
    Et dans le fond des bois semble encor m'appeler.

     

    100 6623
    Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière
    Ici, loin des humains !... Au bruit de ces ruisseaux,
    Sur un tapis de fleurs, sur l'herbe printanière,
    Qu'ignoré je sommeille à l'ombre des ormeaux !


    100 6624
    Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
    Ces genêts, ornements d'un sauvage réduit,
    Ce chèvrefeuille atteint d'un vent léger qui fuit,
    Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.

     

    100 6625
    Forêts, dans vos abris gardez mes voeux offerts !
    A quel amant jamais serez-vous aussi chères ?
    D'autres vous rediront des amours étrangères ;
    Moi de vos charmes seuls j'entretiens les déserts.

     

    François-René de Chateaubriand ( 1768 - 1848 ).

     

    100 6626

     

    Pour la communauté " Entre ombre et lumière ".

    Photos prises à Hauteville Lompnès ( Ain ).

     

    Le même lieu en hiver.

    ICI 

     



    2 commentaires
  • Un diaporama destiné à mes amies Christine et Dany et à ma soeur Philéa.
    Mais je n'oublie pas mes aminautes qui m'apportent leur amitié jour après jour.
    Que ces images et ces paroles puissent vous apporter un peu de tendresse dans une vie pas toujours facile.
     
    Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simple bagage Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la terre.
    Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage. Dans leur cœur est gravée une infinie tendresse Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse!!
    Alors ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi tu viendras.
    Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d'autres visages Donner autour de toi un peu de ta tendresse Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse.
    Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne Qu'il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne. S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines.
    Alors peut-être je viendrai chez toi Chauffer mon cœur à ton bois.
    Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne Qu'il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne. S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines.
    Alors peut-être je viendrai chez toi Chauffer mon cœur à ton bois.
    Alors peut-être je viendrai chez toi Chauffer mon cœur à ton bois.
    Les enfoirés.

    5 commentaires
  • Un diaporama de mes photos de vacances en Bretagne et Normandie.

    Moment de nostalgie.

     

     


    3 commentaires
  • Pour la communauté " Le casse tête de la semaine ". 

     

    Maman et moi

    Maman et moi, le jour de mon baptême.

     

    La corde d'enfance

     

    O mon Dieu rendez-moi mon petit coeur d'enfant,

    Ce coeur vierge d'amour, d'élan et de tendresse,

    Vierge de souvenirs et de toute détresse

    Que n'a pas défloré le désir étouffant.

     

    O mon Dieu vous savez que mon coeur est bouffant

    De sombre désespoir, avide de caresse,

    Qu'il adore toujours l'impossible déesse

    D'un amour exclusif et jaloux, qui le fend.

     

    O mon Dieu s'il m'arrive parfois de prier

    Simplement - seul toujours - votre miséricorde,

    C'est que l'enfant qui souffre a besoin de crier.

     

    C'est donc qu'il reste encore en ce coeur une corde

    Avide de Beauté, d'entière Pureté,

    Et que n'a pas pu briser, Destin, ta dureté.

     

    Paul Bulliard ( 1911-1943 ).

     

    Moi 1972

    J'ai 8 ans.

     

    Un poème triste et nostalgique que Paul Bulliard a édité en 1939. Il avait trouvé dans la poésie, un moyen de communier avec sa jeune soeur décédée de la tuberculose à l'âge de 15 ans. Il décède à 32 ans de la même maladie.

     

    Un moyen aussi pour moi de vous montrer la belle gosse que j'étais jusqu'à mes 8 ans .


    9 commentaires
  • Pour le " Casse tête de la semaine ".

    Quoi de plus transparent que le lac d'Annecy qui a inspiré tant de poètes ?

     

    " Devant moi le lac, le beau lac bleu turquoise, mais turquoise comme s'il était transparent ".

    Albert Samain, 1893.

     

     

    Annecy

     

     

    Rêve d'automne

     

    La maisonnette est blanche et ses volets sont verts,

    Au pied du Veyrier elle est assise et plane

    Sur le lac d'Annecy, dont les bords sont couverts

    De noyers jaunissants : son onde diaphane,

    Frais miroir transparent,

    Reflète la beauté

    D'un paysage alpestre et ses rochers noirâtres,

    Ses prés, ses grands sapins, leur sombre majesté,

    Puis, la lueur des feux allumés par les pâtres

    Lorsque la nuit descend sur les monts sourcilleux.

     

    Eugène Süe, 1858.

     

    Annecy

     



    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique