• " Sous l'aube d'un penchant bocage

    Emaillé d'un printemps de fleur

    Ou l'été, noirci de chaleurs

    Jamais n'outre perçait l'ombrage

    Le ruisseau sourdait d'un rocher

    Son onde allait à petits bonds

    Flottant par les menus sablons

    Qu'elle emportait hors de la source

    Ses bords en sièges rehaussés

    S'ouvraient en des lieux crevassés

    Caves comme artifice

    Sièges où les nymphes le soir

    Ce dit-on se venaient asseoir ... "

     

    Honoré d'Urfé - Le Sireine - 1597

     

    La cascade de Clairefontaine qu'Honoré d'Urfé appelait " la fontaine des Amours ".

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

    Le Sirène

     

     

    Merci à Emmanuelle de m'avoir fait découvrir ce poème.


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  • Pour la communauté " Entre ombre et lumière ".

     

     Il lui disait : " Vois-tu, si tous deux nous pouvions,

    L'âme pleine de foi, le coeur plein de rayons,

    Ivres de douce extase et de mélancolie,

    Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie ;

    Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,

    Nous fuirions ; nous irions quelque part, n'importe où,

    Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,

    Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses ;

    Une maison petite avec des fleurs, un peu

    De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,

    La chanson d'un oiseau qui sur le toit se pose,

    De l'ombre ; - et quel besoin avons-nous d'autre chose ? "

     

    Victor Hugo

     

    Il lui disait : Vois-tu ...


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  • Pour la communauté " Entre ombre et lumière ".

    Tout l'été, nous allons illustrer des proverbes ou des citations à raison d'un thème par quinzaine.

    Pour la période du 5 au 19 juillet, j'ai choisi une fable de Jean de La Fontaine.

     

    La Colombe et la Fourmi

     

    On a souvent besoin d'un plus petit que soi

     

    Le long d'un clair ruisseau buvait une Colombe,

    Quand sur l'eau se penchant une Fourmi y tombe.

    Et dans cet océan l'on eût vu la Fourmi

    S'efforcer , mais en vain, de regagner la rive.

    La Colombe aussitôt usa de charité :

    Un brin d'herbe dans l'eau par elle étant jeté,

    Ce fut un promontoire où la Fourmi arrive.

     

    On a souvent besoin d'un plus petit que soi

      

    Elle se sauve ; et là dessus

    Passe un certain Croquant qui marchait les pieds nus.

    Ce Croquant, par hasard, avait une arbalète.

    Dès qu'il vit l'Oiseau de Vénus

    Il le croit en son pot, et déjà lui fait fête.

    Tandis qu'à le tuer mon Villageois s'apprête,

    La Fourmi le pique au talon.

    Le Vilain retourne la tête :

    La Colombe l'entend, part, et tire de long.

    Le soupé du Croquant avec elle s'envole :

    Point de Pigeon pour une obole.


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  • Pour la communauté " Entre ombre et lumière ".

      

     

    Bleu comme toi

    " Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien dessus ". Bernard Moitessier.


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  • Pour la communauté " Entre ombre et lumière ".

      

     

    Les ballons, évocation de l'enfance et de la fête.

     

    Les ballons rouges


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